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Modification de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (LPP) - Réforme de la prévoyance professionnelle

Position de la CCIF: 
OUI
La réforme de la Loi sur la prévoyance professionnelle (LPP) vise à renforcer le financement du 2e pilier, à maintenir globalement le niveau des rentes et à améliorer le niveau des retraites des personnes travaillant à temps partiel, soit près de 60% des femmes et 20% des hommes. Sa nécessité découle principalement de l’allongement de l’espérance de vie des assurés ainsi que du nombre sans cesse croissant des temps partiels, qui ne sont souvent pas intégrés dans le 2e pilier, en raison des seuils d’entrée. La réforme repose sur plusieurs mesures:\n\n - Réduction du taux de conversion de 6,8% à 6%;\n\n - Compensations financière pour les cotisants à bas revenus\n\n - Réduction du seuil d’entrée à la LPP à 19’845 francs de salaire annuel (21'510 francs actuellement)\n\n - Déduction de coordination proportionnelle au salaire (20% du salaire AVS) et non plus fixe (25'725 francs actuellement)\n\n - Mise en place de deux taux de cotisation: 9 % jusqu’à 44 ans et 14 % dès 45 ans (contre quatre taux différents actuellement).\n\n Grâce à ce catalogue de dispositions, environ 100'000 personnes supplémentaires, majoritairement des temps partiels et des femmes, deviendront cotisantes à la LPP. L’abaissement de la déduction de coordination aura également pour effet d’augmenter le capital-vieillesse de nombreux assurés. La réforme permet parallèlement de simplifier les taux de cotisation (deux au lieu de quatre), ce qui aura pour effet de diminuer le coût du travail des personnes de plus de 55 ans. Cette mesure tombe à point nommé dans un contexte de pénurie durable de main-d’œuvre. La nouvelle LLP permet enfin d’atténuer les financements croisés, à savoir le versement de prestations à une génération qui perçoit davantage que ce qu’elle a cotisé, car le taux de conversion n’est plus en lien avec l’espérance de vie.\n\n\nC’est une solution équitable. Les actifs ne sont pas mis à contribution de manière unilatérale et les retraités actuels ne sont pas touchés. Les baisses de rentes de la génération de transition sont compensées adéquatement.