L’initiative populaire « Pour une politique énergétique et climatique équitable : investir pour la prospérité, le travail et l’environnement (initiative pour un fonds climat) » demande la création d’un fonds climat alimenté par le budget de la Confédération. Budget annuel : entre 0,5% et 1% du produit intérieur brut (PIB). Pour 2024, cette fourchette aurait correspondu à une somme située entre 4,3 et 8,2 milliards de francs. Si la croissance est de la partie, ce fonds pourrait ainsi nécessiter le versement de 10 milliards de francs en 2030, année présumée de sa mise en fonction.
Seule la dette combinée à de nouveaux impôts pourrait permettre de financer un tel fonds, une démarche qui n’est pas souhaitable. La CCIF estime qu’il est au contraire préférable de stimuler les investissements privés pour favoriser la transition énergétique et l’adaptation au dérèglement climatique. Ce fonds est beaucoup trop coûteux et imprécis ; il entraînerait une diminution de la croissance, et cela alors que les entreprises suisses sont déjà confrontées à de multiples difficultés (protectionnisme, force du franc, cherté dans le pays, conjoncture faible à l’international). Il convient plutôt de stimuler une croissance durable, et l’instauration de nouveaux impôts ne permettra pas d’atteindre cet objectif.